
La revue internationale
médico-chirurgicale
issn : 3073-4061 doi : 10.70602

Une vascularite cachée derrière un tableau trompeur : le défi diagnostique de l’ACG aortique
Chaymaa Sollah, Khadija Echchilali, Leila Barakat, Mina Moudatir, Hassane El Kbali
Service de médecine interne, CHU Ibn Rochd de Casablanca
Résumé
Introduction : L’artérite à cellules géantes (ACG), ou maladie de Horton, touche classiquement les artères céphaliques mais peut également atteindre l’aorte et les gros troncs artériels, souvent de manière silencieuse. Ces formes extracrâniennes sont difficiles à diagnostiquer et peuvent mimer d’autres pathologies inflammatoires ou systémiques.
Observation : Nous rapportons le cas d’un patient de 58 ans présentant un syndrome inflammatoire marqué, des anomalies biologiques et une cholestase anictérique, sans signes céphaliques ni anomalies à la biopsie temporale. Le PET‑scan au 18FDG a révélé un hypermétabolisme circonférentiel de l’aorte thoracique et abdominale ainsi que des artères fémorales, confirmant le diagnostic d’ACG extracrânienne. La corticothérapie a rapidement normalisé le syndrome inflammatoire et les anomalies biologiques.
Discussion : Les formes extracrâniennes de l’ACG posent un défi diagnostique majeur, la biopsie temporale peut être négative. Le PET‑scan au 18FDG constitue un outil essentiel pour détecter l’inflammation vasculaire silencieuse. La corticothérapie précoce et la vigilance clinique permettent de prévenir les complications graves et d’optimiser la prise en charge.
Conclusion : L’ACG extracrânienne doit être suspectée devant un syndrome inflammatoire inexpliqué, même en l’absence de manifestations céphaliques. L’imagerie par PET‑scan au 18FDG est cruciale pour confirmer le diagnostic et orienter le traitement précoce.
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